Tuesday, June 14, 2005

Les lois lingustiques; La Belgique et le Canada

À la suite de ma toute récente popularité sur la question lingustiques (merci à LCN et TVA......et surtout à Michaud qui m'a permis de dire que son attitude était revancharde, une sorte de vieille frustration linguistique refoulée), je me suis dit que mon travail sur els politiques linguistiques Belgique/Canada serait intéressant à lire.
Voici un de mes travaux présenté à M.Mamoudou Gazibo dans le cadre du cours d'introduction à la politique comparée, hiver 2005. J'ai reçun A+ dans ce travail. La contrainte était très très chiante: 10 pages MAXIMUM. J'ai réussi! (un mot de plus et je dépassais). J'ai essayé de faire la synthèse de plusieurs approches possibles en politiques comparées. C'étais un exercise TRES risqué et qui demandais une bonne capacité de synthèse. Je crois que j'y suis bien arrivé.
LES LOIS LINGUISTIQUES; LA BELGIQUE ET LE CANADA

Le contexte géopolitique est influencé, au fil du temps, par une évolution des concepts qui modifie notre interprétation des différentes institutions politiques. La société occidentale actuelle s’est définie, lors du passage à la modernité, par la prédominance de la nation[1]. Malgré l’apparente domination du modèle de l’État Nation en occident, on ne peut pas affirmer son hégémonie. Par exemple, certains pays comme le Canada et la Belgique sont considérés comme des États plurinationaux. La diversité linguistique est l’un des points névralgiques qui régissent l’organisation des pays multinationaux; le Canada et la Belgique ne font pas exception. Cet enjeu est catalysé par la volonté des minorités nationales à, non seulement voire ses droits respectés, mais à assurer sa pérennité et son développement. L’influence de l’idéologie libérale pousse les acteurs politiques à institutionnaliser pour régler la problématique. Le Canada et la Belgique ont adopté des lois différentes visant à protéger l’usage des langues de leurs communautés. Cependant, on note une différence assez frappante quant à la nature de ces lois. En effet, la loi linguistique au Canada se base plus sur le concept de choix individuel tandis que celle en vigueur en Belgique se développe autour de l’appartenance territoriale. Il est intéressant de comparer ces deux pays, semblables sur plusieurs points, pour essayer de trouver les raisons qui les ont amenés à formuler des lois complètement différentes. Pour bien analyser le problème, il est essentiel de comprendre en quoi les pays sont comparables et, d’autre part, quels sont les critères de divergences qui ont amené la Canada et la Belgique sur une route différente quant à la législation dans ce domaine.
À première vue, il semble assez étonnant de vouloir comparer le Canada à la Belgique. Or, les apparences sont trompeuses. Malgré l’éloignement géographique, le Canada et la Belgique appartiennent au même ensemble sociétal. En excluant quelques variations inévitables, il est véridique d’affirmer que, globalement, la culture occidentale est consensuelle au sein de l’ensemble Nord-Américain et de l’Europe de l’Ouest. La société occidentale, basée sur les principes issus du libéralisme, tant politiques qu’économiques, peut se voir, globalement, comme un ensemble culturel uni. Il serait prématuré de fonder la ressemblance entre les deux pays uniquement sur l’appartenance au monde occidental. L’organisation politique interne du Canada ressemble fortement au système politique[2] préconisé en Belgique. En d’autres mots, ce sont deux pays qui ont choisi le fédéralisme comme système d’organisation politique. En effet, le Canada est une fédération, depuis 1867, qui compte, désormais, dix entités provinciales ainsi que trois territoires. Quant à la Belgique, la constitution de 1970 fixe définitivement le territoire des provinces[3], des communes, et séparent le pays en quatre régions linguistiques[4] (flamands, francophones, germanophones, Bruxelles). L’existence d’un système fédéral, un élément majeur de la ressemblance entre ces deux États, est ce qui nous permet d’effectuer la comparaison.
Or, la prémisse de la comparaison se situe au niveau du caractère « multinational » des deux pays. On peut définir un État multinational par le fait que l’entité politique que l’on nomme « pays » regroupe, sur son territoire et sous sa législation, plusieurs nations.[5] Le cas canadien, pour le but de l’exercice, oblige qu’on se concentre uniquement sur la dichotomie « fondatrice », c'est-à-dire sur la coexistence d’une nation anglophone et francophone.[6] On ne prendra que compte de la présence des deux lois officielles du Canada et, pour la Belgique, des trois langues officielles: le français, le flamand et l’allemand[7]. La typologie qui nous servira de base à la comparaison est assez simple à visualiser :
Titre : Système politique
Fédération multinationale: Belgique/Canada
État Unitaire: France

Source: L’État du Monde : Annuaire économique, géopolitique mondial, Canada : La Découverte, 2004.
La comparaison vise à expliquer les raisons qui ont amené les deux pays à adopter une législation linguistique différente, malgré l’objectif commun: protéger la diversité et assurer l’existence et la prospérité des différentes communauté nationales. Pour ce faire, il faut regarder les aspects qui ont influencé l’évolution et la définition de cet enjeu dans les pays respectifs. On regardera, comme facteur expliquant les différences entre les lois des deux pays, l’influence des minorités nationales, le système politique et (rapidement)la philosophie des acteurs dans le contexte historique ainsi que, en dernier lieu, l’élément géographique et démographique. Naturellement, il faut de commencer par distinguer brièvement les nuances entourant la nature des politiques linguistiques qu’on retrouve dans ces deux pays.
Similitudes entre la Belgique et le Canada

Il est intéressant de mettre en relief les différences fondamentales qui existent entre les politiques linguistiques des deux fédérations. En effet, malgré des objectifs communs, les politiques linguistiques envisagées par les deux pays sont de natures différentes. Au Canada, la politique linguistique se définit par l’individu : le choix de la langue est un processus autonome et rationnel. De ce fait, un canadien est en droit de décider sa langue d’usage et il sera donc, théoriquement, en mesure de se faire servir n’importe où sur le territoire canadien dans cette langue et ce, rapidement. Il est évident que le bilinguisme vise précisément les institutions gouvernementales, tant au niveau scolaire, législatif que juridique. La Loi Constitutionnelle de 1982, adoptée (rapatriée) par le gouvernement libéral de Pierre Elliott Trudeau, définit bien cet aspect du bilinguisme canadien dans la disposition constitutionnelle 16 qui se lit comme suit : « Le français et l’anglais sont les langues officielles du Canada; ils ont un statut et des droits et privilèges égaux dans les institutions du Parlement et du gouvernement du Canada. ».[8] Il n’y a donc pas, de définition linguistique territoriale. La Belgique, quant à elle, préconise une approche à la langue beaucoup plus liée à la notion de territorialité. La fédération Belge a définit quatre régions linguistiques couvrant plusieurs provinces ou communes. Il est important d’apporter quelques nuances sur la notion de territorialité linguistique. La Belgique reconnaît les droits individuels : les législations belges ne s’immisce pas dans la vie privée à propos de la langue d’usage à la maison. Ce n’est, en fait, qu’une politique linguistique institutionnelle, comme au Canada, qui fait en sorte que les institutions d’un territoire donné sont unilingues.
L’influence des minorités nationale et des montées nationalistes[9] sur le réarrangement constitutionnel et la protection linguistique au Canada et en Belgique
Les minorités linguistiques jouent un rôle plus important qu’elles pourraient y penser dans la reconfiguration de l’organisation interne étatique, principalement quand le sujet touche la survie des communautés, la survie de la langue. Cet enjeu amène souvent les pays dans un débat hautement émotionnel dans la mesure où les minorités tentent, par tous les moyens, de rapatrier les pouvoirs nécessaires pour assurer sa survie et son développement. Les velléités autonomistes nationales bouleversent l’ordre établit et force à l’État un changement interne pour devenir plus acceptable pour les communautés nationales. À ce propos, les écrits d’André Laurendeau expriment brillamment le caractère explosif et la sensibilité extrême des luttes linguistiques pour un État dans son introduction « les mots clefs du mandat » du Rapport de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme:

l’importance de la langue (…) lorsque ce groupe est suffisamment important et animé par une volonté commune de vivre. C’est un problème contemporain qui déchire un grand nombre de pays (…). On sous-estime l’importance de la question linguistique et le caractère explosif qu’elle acquiert souvent, surtout lorsqu’elle n’est pas résolue dans un esprit suffisamment libéral.[10]

Il est intéressant de voir que cette situation s’applique pour les deux pays. En effet, les communautés linguistiques défavorisées se sont organisées en mouvements nationalistes pour mettre de la pression sur les élites pour obtenir les changements souhaités. Au Canada, les années soixante sont marquées par une de prise de conscience de la minorité canadienne française installée sur le territoire du Québec. Cette période de grand bouleversement chambarde l’ordre établit : l’arrivée au pouvoir de Jean Lesage est l’élément déclencheur de la Révolution Tranquille. Longtemps confinés à un rôle de second plan dans la société et dans l’économie de la province du Québec, les francophones semblent vouloir prendre les choses en main et devenir véritablement « maître chez eux ».[11] Le mouvement nationaliste québécois prend beaucoup d’ampleur et, par conséquent, l’idée de l’indépendance nationale du Québec s’immisce de plus en plus profondément dans l’imaginaire du peuple. Des premiers balbutiements du FLQ et du RIN jusqu’à la création du MSA ou du Parti Québécois, sous le charismatique René Lévesque, le mouvement prend de l’ampleur et ce, rapidement. Les francophones du Québec sont déterminés à prendre le contrôle de toutes les couches de la société afin d’assurer la prospérité économique et, bien sûr, la survie linguistique. La Loi sur les langues officielles[12] et son enchâssement dans la Loi constitutionnelle de 1982 sont les principales mesures prises par le gouvernement Trudeau pour protéger sa minorité francophone et apaiser les nombreuses tensions que la majorité anglophone ne semblait pas en saisir toutes les subtilités.
Le cas de la Belgique est semblable. Au-delà du relativisme historique, le catalyseur des tensions linguistiques est la création de l’État unitaire Belge en 1830. Or, si la forte majorité du peuple de l’époque est flamand, l’unique langue officielle de la Belgique de l’époque est le français, la langue de l’élite dominante. Le français était la seule langue parlée dans les écoles et les institutions publiques. Le « réveil » (lire : début des revendications) s’est fait plus rapidement qu’au Canada mais l’évolution et le dénouement des « négociations » a été un plus long processus. En effet, dès les premières années (1840) la « résistance » s’organise via les rassemblements où les flamands tentent de sensibiliser les élites sur leur situation. En fait, la minorité francophone (et francophile) ne se souciait guère peu des demandes de la majorité flamande et elle abordait le problème avec beaucoup d’arrogance. Les rejets de l’élite francophone provoquent donc une vague de protestations plus nationalistes. Les slogans nationalistes sont de plus en plus présents dans les rassemblements flamands. Le processus a été long, mais en 1873, la première reconnaissance linguistique arrive mais elle ne touche que le volet juridique. Il s’en suit d’une panoplie d’avancées modestes touchant les différents domaines de la société belge. Au début du XX ième siècle, (1921), on commence déjà à reconnaître et à former une certaine délimitation territoriale[13] autour de la langue. Plusieurs autres changements marqueront l’évolution constitutionnelle de la Belgique. L’an 1970 marque l’aboutissement ou la « cristallisation » des quatre territoires linguistiques par la réforme constitutionnelle qui fait de la Belgique un véritable État fédéral. En effet, les pressions nationalistes ont réussi à pousser l’agenda des réformes constitutionnelles, complètement achevées en 1994.
L’apparition de mouvements nationalistes au Canada et en Belgique est un point commun en ce qui attrait à l’instauration des politiques linguistiques.
L’instauration du multilinguisme au Canada et en Belgique est grandement redevable à la volonté des gouvernements « centraux » de préserver un ordre social entre les communautés. En effet, les politiques linguistiques peuvent servir, et l’exemple du Canada et de la Belgique est éloquent, d’assurer la stabilité sociale en favorisant la préservation de la langue et des identités des autres communautés La « menace » nationaliste est donc un élément déclencheur, commun au deux pays, de la redéfinition du système politique et des questions touchant le domaine de la langue. Malgré la ressemblance des parcours, le processus d’institutionnalisation des politiques linguistiques ne peut pas expliquer en totalité les raisons de la différence entre les lois linguistiques des deux pays.
Système politique et philosophie des acteurs dans un contexte historique

D’un point de vue historique[14], les communautés défavorisées en Belgique ont donc été un peu plus touchées à cause du système unitaire tandis que la communauté francophone canadienne vivait dans un régime fédéral, plus décentralisé et respectueux des différences régionales. Cette souplesse du fédéralisme est bien défini Micheal Burgess lorsque celui-ci affirme que : « The genius of federation lies in its infinite capacity to accommodate(…)Toleration, respect, compromise, bargaining and mutual reconition are its watchwords.»[15]L’absence d’ouverture[16] pourrait donc être un des facteurs explicatif de la fermeté territoriale, a priori, des lois belges sur les questions de langues. En effet, en vivant dans un régime moins ouvert à la diversité, le repliement sur soi est un réflexe normal. De plus, il ne faut pas négliger le fait que les premières politiques linguistiques belges ne se sont pas nécessairement inspirées d’une vision libérale (les premières politiques sont arrivées au milieu du XIX ième) et cela peut expliquer en partie la voie territoriale dès le début des règlements linguistiques. Abandonner ce type de législation territoriale linguistique déjà bien établie aurait nécessité des changements de grandes envergures lors de la création de la fédération. Logistiquement parlant, ce n’aurait pas été rentable pour la Belgique de réformer un système de répartition linguistique déjà établi et accepté pour le remplacer par un modèle moins territorial. Cela dit, l’acteur politique influent dans l’instauration de la loi sur les langues officielles au Canada est Pierre Elliott Trudeau, premier ministre libéral. Le premier ministre Pierre Elliott Trudeau était un grand libéral; pour lui, la raison était la seule option possible pour l’homme, non la nation. La nation n’est donc pas un élément que Trudeau considérait comme valable. Il a eu une immense influence sur l’orientation de la Loi, sa loi, sur les langues officielle du Canada qui se base uniquement sur les droits individuels. La personnalité et la philosophie de Trudeau sont des raisons importantes de l’orientation canadienne dans ce dossier. La rapide réaction de Trudeau (la Loi) vis-à-vis la montée du nationalisme québécois contraste avec la réussite des acteurs et des groupements nationalistes des communautés défavorisées et la lente ouverture de l’élite belge. L’influence de la philosophie de l’homme politique canadien peut être considéré comme une cause de la différence entre les deux pays.
Aspects géographique et démographique

L’aspect géographique et démographique sont une bonne façon de comprendre les nuances entre les lois du Canada et de la Belgique. La francophonie au Canada est dispersée, malgré que sa majorité soit au Québec. Hors Québec, les communautés francophones sont, non seulement peu importantes en nombre, mais souvent intégrées à un ensemble anglophone. Les communautés francophones à Winnipeg ou à Regina montrent bien cette délicate situation. Il est alors très difficile, sur le plan logistique, de recourir à une vision territoriale de la langue sans créer des « ghettos » linguistique accompagnés d’un imbroglio administratif. En Belgique, ce problème est moindre; les communautés culturelles sont beaucoup plus regroupées entre elles. Effectivement, les cartes[17]montrent comme il est facile de définir les frontières linguistiques internes. Au Canada, la situation se complique par le concept de la double minorité: les francophones sont minoritaires dans le Canada et la communauté anglophone est minoritaire au Québec. Il serait donc doublement compliqué, voire impossible, d’imposer la notion de la territorialité, principalement lorsqu’on veut protéger les deux minorités. On voit bien cette volonté de protéger la minorité anglophone lorsqu’on lit le texte de Micheal Mandel[18] racontant les agissements fédéraux dans la désormais célèbre « clause Canada » qui remettait en cause une législation linguistique provinciale québécoise, la loi 101; une loi linguistique s’inspirant du principe de territorialité. La Belgique n’a pas ce problème : non seulement l’État Belge est petit, mais ses communautés sont moins dispersées sur le territoire.
Les États multinationaux, principalement les fédérations, se trouvent, tôt ou tard, confrontés avec la volonté politique des minorités nationales d’assurer par elles-mêmes leur avenir et leur développement. Cela dit, cette menace amène plus souvent qu’autrement des changements dans l’organisation interne de l’État pour apaiser les tensions. L’éveil national peut être considéré comme une des principales causes de l’instauration des politiques linguistiques, mais cela n’explique pas pourquoi deux pays relativement semblables comme le Canada et la Belgique établissent des règles de nature complètement différentes; le Canada et le principe de l’individualité institutionnelle tandis que la Belgique s’engage sur le principe de la territorialité institutionnelle. Il y a plusieurs facteurs pour expliquer la différence dans les législations. Tout d’abord, d’un point de vue historique, les premières législations belges, se déroulant contexte distinct, a certainement orienté les deux pays sur une route différente. L’historique unitaire de la Belgique et une organisation interne suivant les principes de territorialité est une belle piste pour expliquer la différence avec la politique linguistique adoptée sous le gouvernement fédéral de Trudeau. En effet, la souplesse relative du fédéralisme ralentit probablement le processus et les ardeurs des demandes. Une autre cause qui explique les tangentes différentes est au niveau de la logistique géographique et démographique. La Belgique est organisée pour faciliter une vision territoriale de la langue tandis que le Canada, avec sa minorité dichotomique, est dans l’impossibilité d’adopter la même direction linguistique de l’État Belge. Cela dit, malgré toutes les différences des lois linguistiques, les communautés visées ne cessent de perdre du terrain vis-à-vis les communautés dominantes. En effet, il y a une lente assimilation qui montre que, malgré les législations, l’équilibre entre les communautés linguistiques est toujours fragile. Cela dit, l’exemple Belge nous semble plus efficace dans le sens qu’il vise à préserver et augmenter l’identité, par le territoire, nationale tandis que le cas canadien ne vise que l’individu, sans réel égard au milieu social. La loi 101 est un bel exemple de l’efficacité de la notion territoriale.
Bibliographie
Monographie/ouvrage spécialisé
(AL), L’État du Monde : Annuaire économique, géopolitique mondial, Canada : La Découverte,
2004

Bélanger, André J et Vincent Lemieux. 1996. Introduction à l’analyse politique, Montréal,
Presses de l’Université de Montréal.

Burgess, Micheal, et Alain-G. Gagnon. 1993. Comparative Federalism and Federation :
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Butler, Rick et Jean-Guy Carrier. 1979.The Trudeau Decade, Ontario, Doubleday Canada
Limited.

Elazar J. Daniel. 1991. Federal Systems of the World : A Handbook of Federal, Confederal and
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Forsyth, Murray. 1989, Federalism and Nationalism, London, Leicester University Press.

Katz, Elliset Alan G. Tarr. 1996. Federalism and Rights, USA.

Laxer, James et Robert Laxer. 1978. Le Canada des libéraux : Pierre-Elliott Trudeau et la
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Laurendeau, André. 1967. Les mots clefs du mandat, Ottawa, Imprimeur de la Reine

Mandel, Micheal. 1996. La charte des droits et libertés, Montréal : Boréal.

Smith, Graham. 1995. Federalism, the Multiethnic Challenge, New York, Longman Current
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Tremblay, Manon, Réjean Pelletier et Marcel R.Pelletier. 2000. Le parlementarisme canadien,
Québec, Les Presses de l’Université Laval.

Venne, Jules-Pascal. 2003. Pouvoir et décision : Introduction à la science politique, Édition
Chenelière/McGraw-Hill


Site Internet

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http://www.belgium.be/eportal/application?languageRedirected=yes&pageid=aboutBelgium (page consultée le 23 mars 2005).


Canada. Ministère de la Justice. 2005. “Charte canadienne des droits et libertés”. En ligne.
http://lois.justice.gc.ca/fr/charte/index.html#langues (page consultée le 26 mars 2005).



Belgique. Communauté française de Belgique. 2005. « Parlement de la communauté française
de Belgique ». En ligne. http://www.pcf.be/ (page consultée le 24 mars 2005).

Belgique. Communauté Flamande de Belgique. 2005. « Vlaanderen ». En ligne.
http://www.vlaanderen.be/w3vlaanderen/ (page consultée le 27 mars 2005).

Belgique. Communauté Allemande de Belgique. 2005. En ligne. http://www.dglive.be/ (page
consultée le 23 mars 2005).

Trésor de la langue française au Québec. 2005, mise à jour du 18 mars. Université Laval.
Département des langues, linguistique et traduction. En ligne. http://www.tlfq.ulaval.ca/ (page consultée le 24 mars 2005).
[1] On se base sur la définition plus francophone ou allemande de la nation. Dans le glossaire du livre du politicologue Jules-Pascal Venne, il définit la nation comme suit : « Grand groupe de personnes qui sont unis entre elles et qui se reconnaissent des ressemblances découlant d’une culture commune; la langue, en particulier, semble constituer un facteur important de l’existence d’une nation (…). » Jules-Pascal Venne, Pouvoir et décision : Introduction à la science politique (Édition Chenelière/Mcgraw-Hill, 2003), p. 248.
[2] Pour des raisons pratiques, on ne tiendra pas compte des subtilités sémantiques entre les principes de système politique et celui de régime politique.
[3] 10 provinces: Anvers, Brabant flamand, Brabant wallon, Flandre occidentale, Flandre orientale, Hainaut, Liège, Limbourg, Liège, Luxembourg et Namur. Voir Annexe 1.
[4] Les dispositions constitutionnelles ( touchant l’aspect linguistique) qui nous intéressent sont relevés par un groupe de chercheur du département de langue, linguistique et traduction de l’université Laval :« art. 2, 4, 30, 43, 54, 67, 68, 99, 115, 118, 121, 123, 127, 128, 129, 130, 135, 136, 137, 138, 139, 175, 176, 178, 189 de la Constitution de 1994 ». Source:http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/belgiqueetat.htm
[5] À ce propos, l’introduction de James Tully est particulièrement intéressante dans le livre : Alain G Gagnon et James Tully, Multinational Democraties (UK, Cambridge University Press, 2001)
[6] On oubliera ainsi la présence des multiples nations autochtones qui, malgré certains droits ancestraux, ne font pas l’objet d’une législation linguistique institutionnelle.
[7] La langue allemande, ayant un poids très faible en Belgique, ne retiendra à peu près pas notre attention.
[8] Manon Tremblay, Réjean Pelletier et Marcel R. Pelletier, Le parlementarisme canadien (Québec : Les Presses de l’Université Laval), p. 409.
[9] Par nationalisme, on entend : « Idéologie politique qui prône la souveraineté de l’État nation , l’unité ethnique, linguistique et politique du groupe considéré. Le nationalisme prône comme premier principe que chaque nationalité demande à être organisée en État souverain. ». Jules-Pascal Venne, Pouvoir et décision : Introduction à la science politique (Édition Chenelière/Mcgraw-Hill, 2003), p. 249. Pour les besoins du travail, l’aspect ethnique de nationalisme ne sera pas pris en compte. La notion du nationalisme civique, c’est à dire institutionnel, est important dans la comparaison.
[10] André Laurendeau, Les mots clefs du mandat (Ottawa : Imprimeur de la Reine, 1967), p. 19
[11] Inspiré du slogan de la campagne électorale du PLQ en 1962 sur le thème de la nationalisation de l’hydroélectricité, « Maître chez nous »
[12] À la suite du Rapport de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme de Laurendeau-Dunton, 1968. La Loi sur les langues officielles a été adoptées en 1969.
[13] Région flamande, française et le bilinguisme bruxellois.
[14] Étant donné le caractère de l’affirmation qui se repose sur les systèmes politiques inhérents aux deux États, on se basera à partir de l’instauration de la démocratie et d’un gouvernement un tant soit peu responsable pour l’exercice de la comparaison.
[15] Micheal Brugess, Comparative Federalism and Federation : Competing Traditions and Future Directions (Toronto : University of Toronto Press, 1993). p. 7
[16] Il faut nuancer ici. La situation de la communauté francophone au Canada était loin d’être idéale. Cela dit, le système politique fédéral donnait l’impression de la possibilité de pouvoir exercer une réelle influence. Le fédéralisme a peut-être affaibli le potentiel d’aliénation et de révolte momentanément, mais sans jamais l’enrayer.
[17] Voir cartes en annexe. Communauté flamande et française, Annexe II. Communauté germanophone, annexe III et Bruxelles, Annexe IV.
[18] Michael Mandel, La charte des droits et libertés, (Montréal : Boréal), p. 200-224

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