Wednesday, June 08, 2005

Mon implication

Bonjours à tous,

Mon nom est Marc-André Gosselin. Je suis un jeune étudiant de science politique à l'université de Montréal qui vient de finir sa première année. Je suis très heureux de mes résultats, mais bien plus de pouvoir étudier dans le domaine qui m'intéresse. Je me considère comme chanceux d'avoir trouvé ma branche aussi rapidement. Merci à quelques professeurs, dont celui d'histoire de secondaire et de M.Jacques Provost, prof à Édouard-Montpetit.

Je suis, vous l'avez deviné, un véritable passionné de science politique, mais plus précisément tout ce qui tourne autour du débat Canada-Québec. Je suis un souverainiste convaincu. Je ne sais même plus comment, ni pourquoi je suis devenu souverainiste. Il faut croire que mon appartenance au Québec, à la fleur de lys, à son histoire et à sa culture m'ont prédisposé à vouloir faire du Québec un État à part entier. L'argumentaire, s'est, depuis le temps, développé mais bon, sa vous ennuierait pour la plupart.

Je suis membre du Parti Québécois depuis octobre 2003, date où laquelle moi et mon frère d'arme, Luc, avons décidé de poser un geste symbolique pour la seule formation politique qui peut nous ammener à l'indépendance politique. Mon implication au sein du mouvement souverainiste est cependant venu plus tard, vers la fin de 2004. C'est à la suite d'un souper avec Maka Kotto, lors de la campagne fédérale 2004, que j'ai compris que c'est la somme de toute les forces souverainistes qui fera en sorte que nous allons remporter notre combat. Il avait raison. Je suis donc rentré dans les instances officielles en commençant par la circonscription de Laporte. Il y a une très belle équipe dans Laporte. C'est un éxécutif de circonscription qui illustre, dans toute sa simplicité, l'entente intergénérationnelle si chère à M.Bernard Landry. Par la suite, j'ai décidé de m'impliquer auprès de ma génération lorsque j'ai joint les rangs du conseil régional des jeunes de la montérégie. Il faut absolument que les jeunes québécois appuie le projet de nos parents car ce projet est autant le notre que le leur. En fait, c'est le notre: c'est notre avenir qui est en jeu ici. Les institutions scolaires sont une véritable mine d'or pour nous. Il ne faut absolument pas néglicer ces endroits. J'ai eu l'honneur de rejoindre, en février 2004, le MÉSUM (mouvement des étudiants souverainistes de l'Université de Montréal) au poste de vice-président. Le président et refondateur, Alexi Gagné Lebrun, a accompli un travail de titan pour remettre cette institution en place. N'est crainte Alexi, on va s'assurer l'avenir de ce "bébé"car elle a l'avantage de rejoindre une plus grande clientèle chez les autres partis politique.

Il y a tant de chose à dire à propos de mon implication. Elle dépasse largement la possession de quelques fonctions, aussi futile soit elles. En fait, la souveraineté occupe une place centrale dans ma vie dans la mesure où elle est indissociable de mon existence dans ce "nous" collectif.

Petit mot sur les jeunes péquistes: Une belle gang. Vraiment. Très solidaire, malgré d'intense débat sur une panoplie de sujet. (N,empêche que la vedette à LCN, c'est moi...hihihihi) Un mot peut nous définir: conviction et maintenant organisation. Jeunes libéraux.....prenez en de la graine.

Landry, mission, avenir et souveraineté.

La position de chef du Parti Québécois est impitoyable. Le titulaire de ce poste est le principal messager des espoirs du peuple du Québec. Dans la conjoncture actuelle, Bernard Landry ne pouvait pas se contenter de 76% lors du vote de confiance; le PQ est fort dans les sondages, l'appui à la souveraineté atteint des sommets, ses principaux compétiteurs s'étaient ralliés. C'était trop faible. Je suis peiné de dire sa car, non seulement a-t’il reçu ma confiance, mais Bernard Landry a toute mon admiration. Il faut cependant reconnaître la dignité de l'homme devant sa défaite. Il a agit comme il l'a toujours fait, c'est à dire en un grand chef d'État. Admettons que ça nous change des petits carriéristes sans envergure à la Mario Dumont ou bien de Monsieur Tergiversation lui-même, Paul Martin.

Bernard Landry est un visionnaire et un grand démocrate. Son départ n'était pas souhaitable, mais il ne faut jamais oublier que nous avons une mission à remplir. Une mission que Bernard Landry nous a rappelé avec éloquence après l'annonce de sa démission: il ne faut jamais laisser ses ambitions personnelles nuire aux intérêts de la nation: "La patrie avant le parti et le parti avant la personne". Le bien être de ce "nous" collectif doit être au centre de nos agissements et c'est particulièrement vrai lorsqu'on occupe le siège de l’illustre René Lévesque. Bravo et salut Bernard Landry! Au plaisir de se voir un jour dans une réunion du Parti Québécois. Je le souhaite de tout mon cœur.

La jeunesse doit prendre sa place dans l'éventuel débat autour de la chefferie. Le Parti Québécois a, cette fin de semaine, adopté plusieurs propositions vraiment intéressantes autour du développement durable, de l'égalité sociale et de l'environnement. Nous, la jeune génération, devons nous faire les porteurs de ces nouveaux enjeux, nos enjeux. Après la génération de la loi 101, celle de nos parents, la génération 103 doit faire entendre sa voix sur toutes les tribunes et il est clair que seul le Parti Québécois est l'instrument qui lui permettra de réaliser nos rêves. Le mot d'ordre de la jeunesse du Parti Québécois reflète bien cette situation: "être de tout les terrains....pour une génération en action". Seule la souveraineté peut nous permettre de réaliser le projet de société qui nous tient tant à coeur. Un projet de pays qui nous représente vraiment, qui représente vraiment nos valeurs et nos aspirations. À ce sujet, Pierre Bourgeault s'est trompé sur le fond lorsqu'il a dit que « nous ne voulons pas être une province pas comme les autres, nous voulons un pays comme les autres ». Je ne veux pas d'un simple pays comme les autres. Mon pays sera celui du Québec, créé par les Québécois et pour les Québécois. Ce pays sera Québécois, sans exception. Il sera inclusif, tolérant, ouvert, sensible et humain. Il sera Québécois.

Ce pays verra le jour et plus vite que l'on pense. Le chemin ne sera certes pas facile; les mensonges, les mesquineries, les embûches et la haine de nos opposants parsèmeront notre quête de liberté. Notre courage ne doit pas fléchir d'un iota. Tout le monde gagne à être maître chez soi. Pour reprendre les dires de Mandela, "il n'y a jamais de quête de liberté facile, peu importe l'endroit et plusieurs d'entre nous devront passer à travers les ombres de la vallée de la mort pour qu'on atteigne enfin le sommet de nos aspirations." Tout les sacrifices sont derrière nous. C'est par la force d’une formidable entente intergénérationnelle, par la force de la collectivité que nous irons là où nous devons aller, c'est à dire l'indépendance nationale. Le lys est là, il est prêt. Il nous reste le cueillir. Les fleurs, mes amis, appartiennent à ceux qui les aiment. (C.Beausoleil)

La marche vers l'indépendance est enclenchée et je souhaite tous vous voir à mes cotés afin que, lors du grand soir, nous puissions tous devenir les fiers membres fondateurs du Québec.

Les récents événements offrent une opportunité de plus pour la jeunesse québécoise, et toute la population d’ailleurs, de faire valoir notre point de vue. La course à la chefferie sera non seulement l’occasion de désigner un nouveau porte parole, mais aussi de faire valoir nos idées et d’influencer les candidats à ce que les jeunes veulent, sur ce que le pays que l’on veut construire soit fidèle à nos valeurs. Ouvrons les débats! C'est le temps! On ne doit pas rater ce rendez-vous historique qui est déterminant pour l’avenir du Québec. Investissons-nous dans le seul parti qui offre un projet à la hauteur de nos attentes, à la hauteur de notre démesure. Impossible n’est pas Québécois…..

Monsieur Boisclair, c’est à votre tour de nous parler d’amour.