Tuesday, February 07, 2006

Le conseil de la fédération: Un recul pour le québec?

Parmi les réalisations du gouvernement Charest (je me sens tout drôle de dire que Charest a réalisé quelque chose), plusieurs analystes politiques, principalement les fédéralistes, soulève rapidement le conseil de la fédération comme bon coup. Ils y voient la preuve irréfutable que si le Québec est de bonne foi, il sera en mesure de collaborer avec les autres provinces sur les dossiers importants. Cette collaboration se transformera en l'émergence d'un front commun des dix provinces, soit-disant gage de réussite envers les différentes revendications lors des fameuses rencontres fédérales-provinciales.

Soit.

Admettons que l'on oublie tout l'effort et le temps nécéssaire pour faire avancer notre agenda dans cet océan d'intérêt diffus si caractéristique de ce Canada, cette "création de l'esprit" comme le disait Mulroney. On oubliera aussi d'élaborer sur les différentes dynamiques gouvernementales, relative à la position minoritaire ou majoritaire du gouvernement central.

Revenons au sujet initial. Certains voient cette instance comme un nouveau outil de négociation contre Ottawa (Je me répète ici). Québec y retrouverait donc son due et la fédération fonctionnerait à merveille. Michel Audet vit son propre Alice au PAYS des merveilles. Je me réjoui à l'avance pour lui (justement, parlant de lui, ne trouvez-vous pas qu'il ressemble étrangement à un des sept nains du dessin animé de Blanche-Neige??). Or, je crois que cette création de Charest n'est nulle autre que la preuve que celui-ci se fiche éperdument du Québec et de son statut de nation (surtout de la manière dont il jete à terre nos institutions).

Le conseil de la fédération fait en sorte que le gouvernement du Québec se retrouve à être un acteur minoritaire dans un simple groupe de pression. Bref, le Québec balise lui-même ses revendications et leur porté. Le gouvernement du Québec, sous Charest, s'est lui-même mis à l'écart du pouvoir en voulant simplement jouir une "influence" sur l'agenda sur un gouvernement qui s'en fou un peu. On joue un peu le même rôle qu'un syndicat ou une association étudiante qui revendique sur un enjeux en établissant des stratégies de mobilisations de ses membres et de l'opinion publique par différentes stratégies de communication afin d'établir un rapport de force favorable... Un peu plus et il faudra inscrire le Québec comme lobbyiste auprès de Ottawa pour respecter la loi. N'importe quoi!

On est assez loin de la position traditionelle et normale du Québec qui, depuis Daniel Johnson père, a voulu négocier d'égal à égal, de façon bilatérale avec Ottawa. En d'autre mot, comme toute nation qui se respecte: d'égal à égal. Cette ère est bien révolue avec les fédéralistes qui, ne trouvant plus d'excuse pour expliquer le dysfonctionnement du fédéralisme canadien, préfère payer le prix (politique, social et économique) de la fédération canadienne; prix qui handicap le Québec tout entier. Elle est bien fini l'ère des revendications du Québec.

C'est leur choix, pas le mien.

Le voilà le recul. De nation fière à simple lobbyiste. Ils en paieront le prix politique un jour.

1 Comments:

Anonymous Anonymous said...

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4:29 AM  

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