Wednesday, February 22, 2006

En voilà un qui a de l'allure. Que Dumont et Charest suive l'exemple.

Boisclair ne croit pas au fédéralisme d'ouverture de Harper
Martin Ouellet
Presse Canadienne
Québec
Le fédéralisme d'ouverture prôné par le premier ministre du Canada Stephen Harper n'est qu'une supercherie aux yeux du chef du Parti québécois, André Boisclair.«Qui croit à ce fédéralisme d'ouverture ?» a lancé M. Boisclair, jeudi, à l'occasion d'une soirée militante à Québec.De l'avis du leader souverainiste, les engagements de M. Harper, autant en ce qui concerne la place du Québec à l'étranger que le règlement du déséquilibre fiscal, semblent de plus en plus destinés à être abandonnés.
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«Il (Stephen Harper) a été obligé de reporter son engagement sur la place du Québec sur la scène internationale. Son gouvernement a aussi fait savoir qu'il n'y aurait rien sur le déséquilibre fiscal dans le prochain budget.»À cela s'ajoutent des préoccupations gouvernementales particulières qui sont bien loin des priorités québécoises, a poursuivi M. Boisclair.«Quand on ouvre les journaux aujourd'hui, ce qu'on voit c'est un débat sur le Sénat. Je ne sens guère d'ouverture dans le dialogue entre MM. Charest et Harper», a-t-il illustré.Un peu plus tôt, dans une allocution d'une quarantaine de minutes devant un peu plus de 300 militants réunis dans un cabaret de la capitale, le chef péquiste a promis de faire de la souveraineté de thème central de la prochaine campagne électorale.«Nous allons lever une ambiguïté, a souligné M. Boisclair. Il est fini le temps où l'on devait parler de souveraineté, puis d'éducation. Dorénavant, nous parlerons de la nécessité d'investir en éducation et dire que pour y arriver, il nous faut la souveraineté.»En raison de son bilan controversé de premier ministre, le chef libéral Jean Charest ne pourra pas, selon lui, opposer la souveraineté à l'éducation ou à la santé pour tenter d'effrayer les électeurs comme il l'avait fait durant la campagne de 2003.«M. Charest est celui qui aura des difficultés à répondre à mes questions parce qu'il n'a pas d'argument justifiant tous les changements de cap auxquels nous avons assisté ces dernières années. Ce gouvernement ne tient pas le gouvernail.»Par ailleurs, M. Boisclair continue de se laisser désirer par les militants péquistes de la région de Québec qui rêvent de le voir se présenter dans une circonscription de la région.«Ce n'est pas quelque chose qui fait partie des scénarios, a-t-il dit, prenant bien soin de ne pas susciter de faux espoirs chez les militants de la capitale. J'en regarde différents mais je n'ai pas encore pris de décision à cet égard.»